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Équité | Cyberchercheures
Jeu questionnaire |

Connaissez-vous le RÉFIPS? Fondé en 1992, le Réseau francophone international pour la promotion de la santé (RÉFIPPS) est un regroupement international sans but lucratif, constitué de personnes et d'organisations ayant le français comme langue de communication. Il a pour objet « de constituer au sein de la francophonie un réseau interdisciplinaire permanent de communication, d'échange, d'entraide et de développement des connaissances, en vue de fournir aux personnes et aux organismes oeuvrant en promotion de la santé des outils et ds moyens afin de promouvoir efficacement la santé des populations des pays participants, en concertation avec les organismes locaux, régionaux, nationaux et internationaux intéressés aux mêmes fins. »

Le RÉFIPS a une charte d'organisme non gouvernemental constitué au Québec selon ses lois. Son bureau de liaison, dont le siège social est situé à Oxfam-Québec, agit comme plaque tournante de l'information et assure l'aiguillage des échanges. Il produit PARTAGE, un bulletin d'information trimestriel, réalisé à partir de l'information reçue des membres et des correspondants du RÉFIPS. Pour recevoir PARTAGE, ou s'inscrire au réseau comme membre et collaborateur, transmettre ses coordonnées et son champ d'intervention à l'adresse suivante: Bureau de liaison du RÉFIPS 2330, rue Notre-Dame Ouest, bur. 200 Montréal (Québec) H3J 2Y2 Tél.: (514) 937-1227, téléc.: (514) 937-9452, courriel : oxfamocsaweb.apc.org

Le Livre rouge promettait ce qui suit : « un gouvernement libéral créera aussi un pôle d'excellence qui visera à accorder à la santé féminine la même importance et la même attention qu'à la santé masculine dans notre système de soins ». Cet engagement montre qu'on prend mieux conscience aujourd'hui du fait que le système de soins de santé ne tient pas compte des conditions particulières qui déterminent la santé au féminin. La recherche médicale a montré que les besoins des femmes en matière de santé différent de ceux des hommes et qu'il faut adopter des stratégies précises pour prendre en compte ces différences. Cependant, on persiste à croire que la santé de la femme évolue de la même manière que celle de l'homme, et que la nature des maladies et les traitements requis sont identiques pour l'un et l'autre sexe. Qui plus est, il existe des inégalités entre les sexes dans l'analyse et la mise en oeuvre des politiques de la santé qui peuvent mener au mauvais diagnostic et au traitement inadapté des problèmes de santé féminine.

Le 25 juin 1996, donnant suite à ces préoccupations et à sa promesse électorale, le gouvernement libéral a annoncé la création de cinq pôles d'excellence sur la santé des femmes. Chacun des pôles a comme mission de recueillir, d'analyser et de diffuser des informations et des données sur la santé. Ils feront aussi des recherches sur des questions importantes qui concernent la santé des femmes, donneront des avis au gouvernement et aux organismes sanitaires sur les politiques qui sont menées et créeront des réseaux de citoyens et de groupes qui s'intéressent à la santé des femmes à l'échelle locale, nationale et internationale. Le gouvernement consacrera au total 12 millions de dollars sur six ans à ces pôles.

Les cinq pôles ont été sélectionnés parmi 25 candidatures par un comité indépendant formé d'experts dans les domaines de la recherche sur la santé des femmes, des politiques de la santé et du développement régional. Voici les cinq candidatures retenues : Consortium des Maritimes, Université Dalhousie, Halifax (Nouvelle-Écosse); Consortium, Université de Montréal, Montréal (Québec); Réseau national sur les environnements et la santé des femmes, Université York, Toronto (Ontario); Centre d'excellence de la région des Prairies pour la santé des femmes, Women's Health Clinic, Winnipeg (Manitoba); Consortium de la Colombie- Britannique pour la santé des femmes, B.C. Women's Hospital and Health Centre. (tiré de Perspectives féminines,sd, page 2)

CHRONIQUE ÉQUITÉ

Suite à une session de formation sur l'équité en éducation physique, nous nous sommes engagées à mettre une chronique Équité dans notre bulletin. Nous vous invitons à nous faire parvenir des textes liés à ce thème (pas seulement en activité physique) qui peut être assez large. Vous pouvez vous procurer le document suivant au RNAÉF : Équité en éducation physique (1996) qui est un résumé des résultats de la recherche-action Vers l'équité en éducation physique : partenariat et création d'un milieu non-sexiste pour les jeunes francophones. (10 $ + frais de manutention) réalisé par Hélène Dallaire et Geneviève Rail.

Les professeures-chercheures de l'Université de Sherbrooke : des superfemmes?

Un comité ad hoc a réalisé une étude soulignant l'urgence de sensibiliser la communauté universitaire aux conditions professionnelles et familiales des professeures-chercheures à l'Université de Sherbrooke.

L'étude, portant sur la conciliation des rôles familiaux et professionnels des professeures-chercheures à l'Université, arrivait à la conclusion suivante: trop souvent sous l'emprise de la double contrainte d'être à la fois des mères et des professionnelles exemplaires, les femmes s'investissent énormément dans toutes le sphères de leur vie comme si on attendait d'elles qu'elles soient des superfemmes. Ce surménage comporte des risques importants à la fois pour la vie familiale et professionnelle, l'une et l'autre pouvant céder sous le poids de la tension et de l'épuisement.

Dans un premier temps, le comité de travail a dressé, à l'aide de données statistiques, un portrait sommaire de la situation d'emploi des femmes professeures-chercheures au sein du corps professoral. Au 31 mai 1994, les femmes étaient sous-représentées dans 38 départements sur 41 et deux départements seulement affichaient un taux de représentation féminine s'approchant de la mixité (entre 40 et 60 p. 100). Au total, le personnel enseignant comptait 591 hommes et 117 femmes. Selon le bureau de la recherche, sur ces 117 femmes, 43 d'entre elles, soit 37 p. 100, avaient obtenu du financement pour des fins de recherche au cours de l'année 1993-1994 alors que chez les hommes, la proportion s'élevait à 51 p. 100.

Afin d'expliquer cet écart entre les hommes et les femmes, Reine Gagnon, vice-doyenne de la recherche à la Faculté des sciences, soutient qu'il faut, entre autres considérer les caractéristiques des projets présentés par les femmes en relation avec la vision de la recherche des membres des comités de sélection des organismes subventionnaires. Souvent, les schèmes de pensée, les méthodologies et les idées sur lesquels s'appuient les projets des femmes apparaissent excentriques, ou à tout le moins différents par rapport à l'ensemble. Cependant, jusqu'à très récemment, les membres des comités de sélection étaient majoritairement des hommes dans la quarantaine avancée ayant une réputation bien établie et une vision plus masculine de la recherche. De ce fait, leur perception de la chance de réussite des projets soumis par les femmes est souvent plus faible, d'où leur réticence à les financer.

Le comité s'est ensuite penché sur les problèmes que ces femmes vivaient dans leurs efforts pour concilier leur vie professionnelle et familiale. Il s'est appuyé sur les résultats d'une recherche sur les perceptions et les pratiques des mères en emploi menée par Christine Corbeil, Francine Descaries, Carmen Gill et Céline Séguin, professeures à l'Université du Québec à Montréal.

Source: Marie-ClaudePoulin, Les professeures-chercheuses dans les universités: des superfemmes?, Liaison, journal bimensuel de l'Université de Sherbrooke, 21(3) 12 décembre 1996, p. 10. (Article remis par Lucille Gaudet)

COIN DES CYBERCHERCHEURES

Site Web parlementaire : Les lectrices et les lecteurs de Perspectives Condition féminine Canada qui souhaitent obtenir des mises à jour quotidiennes et hebdomadaires sur les progrès des mesures législatives fédérales, ainsi que sur le travaux des comités parlementaires, sont invités à visiter le site Web du gouvernement du Canada : http://www.canada.gc.ca Le site Web du ministère fédéral de la Santé est accessible par http://www.hc.gc.ca On y trouve une foule d'informations sur la santé, qu'il s'agisse de questions générales ou d'informations précises sur les problèmes de santé féminine. Les femmes pourront en apprendre davantage sur leur santé et mieux participer aux décisions qui les concernent. Le site offre aussi des informations sur le Bureau pour la santé des femmes et les pôles d'excellence sur la santé des femmes. Et n'oubliez pas de visiter le site du Forum canado-américain sur la santé des femmes : sur http://www.hwc.ca/canusa/

Le site Web du Réseau canadien pour la santé des femmes, lancé à l'occasion du Forum du Canada et des États-Unis sur la santé des femmes en août 1996, fournit de l'information sur les enjeux liés à la santé des femmes et sur les ressources disponibles, qu'il s'agisse de préoccupations générales sur la santé des femmes ou de renseignements sur des maladies précises comme le cancer du sein. Le Réseau canadien pour la santé des femmes publie aussi, en français et en anglais, un bulletin d'information, Réseau, afin d'aider les Canadiennes et les Canadiens à partager de l'information, des idées et des stratégies en vue d'améliorer la santé des femmes et les services de santé au Canada. Pour obtenir plus de renseignements, s'adresser à : Réseau canadien pour la santé des femmes, a/s Women's Health Clinic, 2e étage, 419, ave Graham, Winnipeg (Manitoba) R3C 0M3, téléphone : (204)947-2422, poste 134, télécopieur : (204) 943-3844, courrier électronique : mailto:cwhn@web.net. L'adresse du site Web du Réseau est la suivante : http://www.cwhn.ca/

Êtes-vous intéressée à : obtenir des conseils de vos collègues de la scène nationale et internationale? partager des leçons apprises? afficher une offre d'emploi? débattre des questions théoriques ou méthodologiques? promouvoir des conférences, des séminaires ou des ateliers? Consultez un groupe de discussion par courrier électronique. Il y a sur Internet plusieurs groupes de discussion sur l'évaluation dont EVALCOMM, GOVTEVAL et EVALTALK. EVALCOMM se penche sur l'évaluation de programmes communautaires dans des domaines tels que le développement communautaire, la promotion et l'éducation en matière de santé, la prévention du crime, la toxicomanie et l'alphabétisation. GOVTEVAL réunit des évaluateurs qui s'intéressent à l'évaluation dans le secteur public. GOVTEVAL est opéré depuis l'Institut national d'administration en Malaysie et fonctionne conjointement avec le programme d'évaluation du secteur public au Melbourne Institute of Technology en Australie. La perspective interculturelle qu'offre ce groupe de discussion est rafraîchissante. EVALTALK est ouvert à la discussion générale sur des questions d'évaluation. EVALTALK est parrainé par l'American Evaluation Association et entretenu par l'Evalution and Assessment Lab de l'Université de l'Alabama. EVALCOM Orientation : Évaluation des programmes communautaires Abonnements : Envoyer un message par courrier électronique à : maillist@mailhost.tcs.tulane.edu, Corps du message : subscribe EVALCOMM votre adresse électronique

Sites Web par, pour et à propos des femmes :

Enfant et famille Canada: http://www.cfc-efc.ca Renseignements sur la garde à l'enfance, le développement des enfants, le rôle des parents, la sécurité, l'alphabétisation, la nutrition, l'activité physique, le jeu, la vie familiale, l'adolescence, les activités d'apprentissage, les questions sociales et les besoins sociaux. Sert de lien entre les intervenants des services sociaux et de santé ainsi que des services de garde à l'enfance. Mis au point par la Fédération canadienne des services de garde à l'enfance en collaboration avec plus de 33 organismes nationaux, provinciaux et territoriaux oeuvrant dans le domaine de la santé et du bien-être des enfants et de leurs familles.

Les femmes et le travail -Jeu-questionnaire

1. Quel slogan les femmes qui protestaient contre des conditions de travail injustes ont-elles adopté au début du siècle?
a) Luttez pour vos droits
b) Justice pour toutes
c) Du pain et du beurre
d) Du pain et des roses

2. Qui a été la première physicienne nucléaire au Canada?
a) Harriet Brooks
b) Roberta Bondar
c) Maude E. Abbott
d) Marie Curie

3. Quelle province a adopté la première loi sur les congés de maternité?
a) L'Ontario
b) Terre-Neuve
c) La Colombie-Britannique
d) Le Québec

4. Qui a été la première romancière du Québec?
a) Marie-Louise-Félicité Angers
b) Gabrielle Roy
c) Germaine Guèvremont
d) Marie-Claire Blais

5. En quelle année la fonction publique fédérale du Canada a-t-elle embauché ses deux premièrse employées?
a) 1849
b) 1870
c) 1902
d) 1912

RÉPONSES:
1. d) Le slogan adopté a été «du pain et des roses», le pain représentant la sécurité, et les roses, une meilleure qualité de vie.
2. a) Harriet Brooks, 1876-1933, d'Exeter (Ontario) a fait des recherches innovatrices sur la radioactivité et a été l'une des permières étudiantes à faire de la recherche pour Ernest Rutherford à l'Université McGill.
3. c) La première loi sur les congés de maternité a été adoptée en Colombie-Britannique en 1921.
4. a) Marie-Louise-Félicité Angers, 1845-1924, de Québec, a été la première écrivaine canadienne à écrire un roman psychologique. Son nom de plume était Laure Conan.
5. b) 1870. Cependant, en 1947, les femmes mariées ne pouvaient occuper de postes dans la fonction publique fédérale. Cette restriction a été levée en 1955.
Source: Intracom, Santé Canada, mars 1997, page 11. (Soumis par Lucille Gaudet)


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