Publié le vendredi 16 juillet 2010

Université d’Ottawa : Une découverte médicale majeure

(Photo: SXC)
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Par Rendall Sylvain
OTTAWA – Dans une récente étude conduite par des chercheurs de la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa, les résultats confirment le lien entre une protéine, connue sous le nom de Cdk5, et les dommages et réparations de l’ADN. En effet, les chercheurs du laboratoire de David Park, en collaboration avec le personnel des laboratoires de Ruth Slack, Ph.D. de l’Université d’Ottawa, et de Dr John Woulfe, de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, ont montré qu’une perturbation de la voie Cdk5-Ape1 se traduit par une hausse des dommages à l’ADN. Des découvertes fondamentales Ces chercheurs ont donc franchi une nouvelle étape en démontrant que ces voies sont perturbées dans le cerveau des patients atteints des maladies de Parkinson ou d’Alzheimer. On estime d’autre part que les dommages à l’ADN et les anomalies des voies régissant la réparation de l’ADN peuvent entraîner la mort des neurones et sont associés à un certain nombre de maladies neurodégénératives. Pour cette raison, les chercheurs œuvrant dans le domaine des neurosciences sont de plus en plus intéressés à comprendre le fonctionnement de ces voies et à repérer les facteurs en aval qui pourraient constituer des cibles importantes pour le développement de médicaments. « Nous avons repéré ce qui à notre avis est une grave perturbation de la voie de signalisation qui pourrait entraîner la mort des neurones de différentes façons, comme c’est le cas dans les maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Nous avons montré qu’un important mécanisme de réparation de l’ADN est supprimé lorsque les neurones subissent un stress », explique M. Park. « L’hyperactivation inappropriée de Cdk5, une protéine présente normalement dans les neurones, entraîne la suppression d’une enzyme, appelée APE1, qui joue un rôle dans la réparation de l’ADN. Ceci entraîne davantage de dommages à l’ADN et la mort des neurones », ajoute ce dernier, Ph.D. et doyen adjoint à la recherche de la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa. Ces résultats révèlent le premier lien direct entre la protéine Cdk5 et les mécanismes pathologiques associés aux dommages à l'ADN des maladies neurodégénératives. De plus, cette découverte donne la possibilité de concevoir des médicaments ciblant cette voie afin de limiter la mort des neurones chez les patients atteints de maladies neurodégénératives, telles que les maladies de Parkinson et d’Alzheimer.
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